Recensione: Un chantier, une histoire : CN Esterel

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http://www.cmc-retronautisme.fr/restauration%20CN%20Esterel.htm

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Un chantier, une histoire : CN Esterel


Un chantier français : "Chantiers navals de l'Esterel"


Les "chantiers navals de l'Esterel", situés à Cannes, ont été créés dans les années 40 (44/47) par MM. Jolly et Aulanier.

Ils étaient spécialisés dans la construction de grosses unités, Motoryachts et vedettes pour l'administration, dessinées par l'architecte André Mauric. Dès 1954, ils ouvrirent une ligne de fabrication de petite plaisance construction bois, distribuée en exclusivité par le Hall Nautique de Cannes. La petite histoire dit que le chantier fournissait le Club Méditérannée...

Le modèle ci-dessous est le plus ancien du chantier qui existe encore aujourd'hui.


A droite, un survivant de ce modèle, appartenant à Gérard M. que nous remercions pour sa contribution à la réalisation de cet article. Gérard est prêt à le vendre.




Le cruiser ci-dessous, modèle Floride, équipé d'un hard top, coque grand tourisme de 5,12 M, construite en acajou, était équipé d'un moteur 25 CV ; il était réputé pour sa vélocité et sa bonne tenue en mer. En 1959, il a été également présenté au salon de cannes, motorisé par deux Johnson de 25 CV



Nous en avons retrouvé un (photo ci-dessous), son propriétaire nous parle de sa restauration (cf en fin d'article sur le chantier).


Le modèle ci-dessous était construit en bois stratifié polyester et représentait le modèle de transition entre le bois et le polyester. D'une longueur de 4,77 m, d'un poids de 185 kg, il avait la particularité d'être assemblé sans aucune vis. Il pouvait transporter 4 à 6 personnes. Les premiers essais furent effectués en 1966 (photo ci-dessous)


On retrouve l'hiloire qui partait de l'étrave, caractéristique du chantier. Détail intéressant : le ber était constitué des lettres du chantier CNE


Ci-dessous, Hall Nautique présentait un cabin-cruiser : le Rallye, 5,85 m x 2,20 m pour un poids de 450 kg, équipé de deux couchettes.


Il existait également un modèle croisière de 6,40 m x 2,38 m, d'un poids de 800 kg.



Jacques S. nous a fait parvenir des photos de son exemplaire qu'il a parfaitement restauré et qui naviguera en 2010 (Photos ci-dessous).



A gauche, en cours de restauration

Ci-dessus, prêt à naviguer après remise en route du moteur


Un salon en 1959 : le chantier exposait différents modèles de sa construction, de 4,10 m 4 places à 4,75 m 6 places.



Dimitri M. est entrain de restaurer un dinghy identique à celui figurant à la 3ème place à droitre de la photo. Il nous tiendra informés de l'avancement de ses travaux.


Promesse tenue : son dinghy a été mis à l'eau. Merci à Dimitri


En 1962, le chantier abandonne complètement le bois et construit ses bateaux en polyester. C'est ainsi que naissent les Esterel III et IV. Il sera construit 200 Esterel IV en 1963 .




Patrick C. possède un exemplaire de l'Esterel IV en phase de restauration très avancée .


l'Estérel IV de Patrick




Au 3ème salon de la navigation de plaisance, en 1964, "Goût et qualité aux Chantiers de l'Estérel qui exposait un Estérel IV équipé de sièges recouvert en skai imitation peau de panthère...


En 1966, le chantier a sorti un runabout équipé de moteur Mercruiser Renault 8 de 60 cv, propulsion stern-drive


Les Esterel en course : aux 6 heures de Paris, en 1964


Coque Esterel équipée d'un moteur Scott de Gautier Lenenger, vainqueur de la catégorie DU


En 1989, le chantier est racheté par Cystem et s'installe sur l'Ile Sainte Marguerite en face de Cannes.

Restauration d'un cruiser par Bernard F.

En 1955 , son parrain a acheté un cruiser en bois de 5.10 m, construit aux CHANTIERS NAVALS DE L’ESTEREL et baptisé "CENT SOUCIS", moyennant la reprise de son ancien dinghy DE SAEVER.



"Après une plastification de la partie immergée dans les année 1965, mon parrain avait peint son bateau. C'est dans cet état que je l'ai récupéré".


"La restauration pouvait commencer. Je l'ai décapé pour le remettre en vernis comme il était à l’origine, opération longue et fastidieuse..."


"Après le décapage, opération cosmétique : les vernis et peinture... travail tout aussi long et fastidieux, 7 couches de vernis intérieur et extérieur"



"Malheureusement, ce bateau n'avait pas été équipé intérieurement, mon parrain ne souhaitant pas l'alourdir. Je suis à la recherche de documents d'époque qui me guideraient pour revenir à des aménagements conformes à ceux d'origine. En attendant, je l'ai équipé... que les puristes soient indulgents".



"Aujourd'hui, la récompense : je navigue avec "CENT SOUCIS" et plaisir".


Nous remercions vivement Bernard de nous faire partager cette histoire et ses photos. Bonne navigation à lui.